Lost Treasures of the Seven Seas

Le fabuleux et légendaire trésor de l'île des Cocos


Le fabuleux trésor des Cocos - Histoire vraie devenue conte légendaire ...!

Pascal Kainic

 
Le Placer Times and Transcript, du 27 octobre 1854 donne, sur un fameux trésor enfoui dans l’île des Cocos, les renseignements suivants :

A l’époque où vivait Morgan, le célèbre boucanier, le clergé du Mexique possédait d’immenses richesses dont il voulut, pour des raisons à lui connues, transporter une partie à Manille.

Ces trésors furent chargés à bord d’un navire dans le port d’Acapulco. Un corsaire s’en empara à peu de distance du bord et l’équipage fut massacré.
 
On mit à bord un équipage de prise avec ordre de se rendre immédiatement à Taboga dans la baie de Panama. Le navire pirate devait, en outre, servir d’escorte.

En route, les deux navires se perdirent de vue et les pirates embarqués à bord de la prise résolurent de s’approprier les richesses qu’on leur avait confiées.

La route du navire fut changée et on fit voile pour l’île des Cocos, dans laquelle ils enterrèrent une partie des richesses; mais au moment de repartir, ils aperçurent un navire qu’ils prirent tout d’abord pour celui de Morgan, mais qui n’était autre qu’un bâtiment de guerre anglais.

Après quelques jours de poursuite, ils furent capturés sur les côtes du Pérou et mis à mort, à l’exception de deux mousses, qui furent emmenés à la Jamaïque et jetés en prison. L’un des deux y mourut, et le dernier, nommé Bogue obtint sa grâce et retourna à Halifax, où il se maria.

Bogue garda longtemps le silence, et ce ne fut que beaucoup plus tard qu’il raconta l’histoire des évènements de sa jeunesse.

Une personne qui était en rapport avec une compagnie d’assurances lui entendit raconter ces faits, et, en parcourant les livres, fut frappée de l’exactitude des date ; elle connut, en effet, qu’à semblable époque une somme considérable avait été expédiée du Mexique et capturée par des pirates.

Les registres de l’amirauté, qu’elle consulta, mentionnaient également le fait de la prise du corsaire. Sur la foi de ces renseignements, quelques capitalistes équipèrent un navire et l’expédièrent pour Panama sous la conduite de Bogue.

De là, le navire partit pour l’île ; mais en route, Bogue, qui avait pris les fièvres, mourut.

Avant sa mort, il indiqua, dit-on, à son fils, l’endroit où était caché le trésor et lui donna toutes les explications nécessaires. Après sa mort, le navire, mal commandé, échoua dans le golfe de Dulce et l’équipage se dispersa ; son fils se rendit à Panama.

Ce dernier nie avoir reçu de son père quelle qu’instruction relative au trésor ; il ne sait, dit-il, que ce qui était généralement connu à bord du navire, c’est à dire que le trésor était enfoui dans l’île des Cocos, mais sans connaître l’endroit précis.

Les matelots, de leur côté, affirment qu’il le sait et la preuve en est, disent-ils, qu’aussitôt après son arrivée à Halifax, il partit pour l’île des Cocos, mais ne put y arriver, faute de provisions.

L’existence du trésor est presque certaine, ajoute le correspondant du Placer Times, mais le temps a dû détruire toute marque propre à faciliter les recherches. Il ajoute, en outre, tenir les détails qui précèdent de la bouche même du fils de Bogue.

Une société vient de se former dans le but de découvrir ce fameux trésor ; déjà les actions sont en vente, et il est possible qu’on en place un nombre assez considérable.

Nous extrayons du prospectus de la compagnie les renseignements suivants :

Le capital social, de 350.000 piastres, est divisée en 22.000 actions de 25 piastres chacune.

Le trésor enfoui est estimé à environ 15 millions ; les directeurs de la cie ont en main ; disent-ils, des preuves convaincantes de l’existence de cette somme.

L’île des cocos est située dans l’Océan Pacifique, par 5° 32’ latitude nord et à environ 750 milles de Panama.

La compagnie a acheté et expédié le schooner "Julius-Pringle" ; l’équipage est nombreux et composé d’hommes énergiques, commandés par des officiers dignes de toute confiance ; le capitaine est un homme actif et expérimenté. Il a, assure-t-il, tous les renseignements nécessaires. Il est tellement sûr de réussir, qu’il ne demande, pour ses frais de déplacements, qu’une action de la compagnie.

Le "Julius-Pringle" est parti le 23 août 1854 et doit être déjà rendu sur les lieux.

Suivant le programme, le trésor était de 15 millions de piastres. Chaque action sera payée 750 piastres ou 30 fois sa valeur primitive.
 
Le trésor consiste en sacs de piastres, plus 500 boites carrées contenant chacune 1000 doublons.

Il y a, en outre, des lingots d’or, des diamants, pierres précieuses et autres richesses que bien de personnes aimeraient s'approprier...





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